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Les échos du théâtre


Dans le cadre des festivités liées au Centenaire, abondantes ont été les créations théâtrales et reprises de spectacles dont la justesse de ton en fait aujourd’hui des classiques du genre. Une fois encore, c’est l’ensemble de l’espace francophone qui a accueilli ces représentations, confirmant son inclination pour les héros du cycle œdipien. Parmi les reprises, signalons celle de l’opéra La Lumière Antigone (les 22 et 23 septembre 2012, à La Chaux-de-Fonds, en Suisse). Portée par le Nouvel ensemble contemporain, cet opéra en trois actes pour seize instruments et deux chanteuses avait vu le jour en 2008 au Théâtre de la Monnaie (Bruxelles). C’est dire si le public attendait avec impatience le retour de ce texte fort mis en musique par Pierre Bartholomée. Précédé d’une conférence de Myriam Watthee-Delmotte (intitulée « Henry Bauchau, écrire à l’écoute »), l’opéra est mis en scène par Frédéric Choffat, sous la direction de Fabrice Huggler, avec Tomoko Taguchi et Joëlle Charlier dans les rôles d’Antigone et d’Hannah.

Antigone apparaît comme l’une des figures mythiques à la résonance la plus profonde dans le monde contemporain. En témoigne encore sa présence à la médiathèque Saint-Pons (à Villeneuve-lez-Avignon) le 26 avril 2013 lors d’une lecture-spectacle du « Cri » par Angélique Ionatos, alors artiste en résidence à la Chartreuse. Et elle nous revient encore le 19 octobre 2013 à la salle Genton (à Lyon) dans Du silence aux cris, un spectacle adapté de l’Antigone de Bauchau. Présentée par la Compagnie Théâtre du Grabuge, avec Leila Anis et Sylvain Bolle-Reddat (écriture et jeu) et Salah Gaoua (chants), la pièce est une conception et une mise en scène de Géraldine Bénichou, dont on connaît le travail sur l’œuvre d’Henry Bauchau depuis 2007 (et notamment sur le personnage d’Antigone).

On se rappelle de la prestation en 2011 aux Riches-Claires (Bruxelles) de Stéphanie Van Vyve et d’Ozan Aksoyek dans Diotime et les lions, mêlant jeu de comédien et danse de Butõ (sur une scénographie de Brigitte Hoornaert). Fort de son succès, le spectacle s’est produit plusieurs fois en Belgique au cours du premier semestre 2013 : le 7 mars au Centre culturel de Libramont, du 18 au 22 mars à l’Éden de Charleroi, et les 26 et 27 mars au Centre culturel de Ciney, dans le cadre de l’exposition Henry Bauchau, l’éblouissement poétique.

Les actualités du cinquième numéro de la Revue internationale Henry Bauchau évoquaient déjà Combat avec l’Ombre, adaptation théâtrale de Frédéric Dussenne du Boulevard périphérique qu’accueillait en février 2012 le Théâtre-Poème (Bruxelles). Autant dire que ce spectacle, soutenu par le jeu intense des comédiens Jérémie Siska et Emmanuel Gaillard, et mêlant à la tension dramatique une étonnante roue Cyr, est l’un des plus florissants de ce Centenaire dont il marquait de son sceau le jour anniversaire. Les 24 et 25 janvier 2013, c’est le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris qui recevait en ses murs le spectacle, le faisant suivre le 24 d’une Table ronde sur Bauchau au théâtre (à laquelle étaient invités Gisèle Sallin, Benoît Weiler, Benoît Théberge et, le metteur en scène, Frédéric Dussenne) et précéder le 25 d’une conférence de Myriam Watthee-Delmotte sur Bauchau écrivain. Le 14 mars 2013, c’est à la Ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve que se déplaçait Combat avec l’Ombre (en collaboration avec U.C.L.-Culture) avant d’investir avec succès, dans le cadre du Festival d’Avignon, durant tout le mois de juillet, la scène du Théâtre des Doms.

Le spectacle La sourde oreille ou Le rêve de Freud, reprise du poème qu’Henry Bauchau avait publié avec des illustrations de Lionel et d’Hortense Damiron en 1981, et présenté en février 2012 à la Maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines, revient les 16 et 17 octobre 2013 à la Maison de la Poésie de la langue française Wallonie-Bruxelles (à Namur). Mis en scène et interprété par Benoit Théberge, dont on connaît les affinités pour l’œuvre de Bauchau, le spectacle est accompagné le 17 octobre par une conférence qui met en dialogue, sur fond de l’essai Henry Bauchau. Sous l’éclat de la Sibylle, le commentaire de l’œuvre (assuré par Myriam Watthee-Delmotte) et les interventions de la Sibylle (mises en voix par Martine Vandepeene).

Il reste alors à mentionner une belle initiative qui s’est déroulée le 1er août 2013 au Jardin de l’Acanthe (à Castelnau-le-Lez) : celle d’une lecture poétique de l’œuvre d’Henry Bauchau, intitulée « Le temps est là de très bonheur ». Cette lecture à deux voix pour le moins originale était accompagnée par deux rythmes graphiques singuliers (peinture au lait) autour du miroir qu’offrent la voix haute et le piano. Un mélange des arts qui aurait, sans aucun doute, beaucoup plu à l’écrivain belge. Avec Magali Accomasso (voix), Orélie Louvet (piano), Bernard Desoutter et Julie Pereto (plasticiens).

Ceinte


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